Concerts improvisés par les civilistes de la Fondation

C’est durant une pause que deux civilistes de la Fondation ont découvert une passion commune : la musique.

L’un jouant du saxophone, l’autre de la guitare, l’idée d’improviser des concerts est vite apparue.  Ni une ni deux, nos deux musiciens, bien que n’ayant jamais joué ensemble, ont apporté leur instrument et organisé des mini-concerts sur les différents étages. Les résidents, ravis, furent entraînés au rythme de mélodies blues, jazz ou encore rock’n’roll.

Merci à nos civilistes pour leur implication et leur enthousiasme envers la Fondation.

 

Une journée “Vaudoise” à la Fondation

Comme le dit le poète Jean Villard-Gilles dans son poème culte « La Venoge » : « On a un bien joli canton » et il est difficile d’affirmer le contraire !  Ainsi pour célébrer cet état de fait, une journée « Vaudoise » fut célébrer le 9 avril.

Durant la matinée les résidents purent écouter l’illustre poète et chansonnier Jean Villard-Gilles. Moment émouvant car la plupart de ses chansons furent accompagnées de chants de la part des résidents. L’après-midi les résidents (re)découvrirent la richesse du patois vaudois, pas tout le temps mélodieux, mais bien local et qui met un sourire en coin.

La journée se finit par une tradition bien locale : l’apéro ! Chasselas, flûtes au beurre et tomme vaudoise, les gosiers et les estomacs furent rassasiés !

Ainsi malgré le confinement, la beauté du canton se fraya un chemin jusqu’à la Fondation Clémence à travers son terroir, son poète et son patois !  

Equipe d’animation du 1er étage

Biscuits

Douceurs pour le personnel

Le personnel de la Fondation Clémence s’est régalé ce matin grâce aux biscuits offerts et confectionnés par les enfants de la Fondation La Feuillière.

Un grand merci pour ces douceurs qui furent un régal pour nos papilles !

 

Le plein de vitamines

Un grand MERCI à notre fournisseur La Sadies pour son généreux cadeau vitaminé et son gentil mot d’accompagnement. 

 

** Spécial métier ** – Entretien avec Monsieur Pierre Bourquin, 71 ans

Entretien avec Monsieur Pierre Bourquin sur son passé comme économiste au service du Baron de Rothschild.

 

Monsieur Bourquin merci d’avoir répondu à cette interview. Nous cherchons à réunir des souvenirs sur les professions des résidents. Pour commencer : quelle était votre profession ?

Je vous en prie. J’étais économiste, j’ai fait trois ans d’étude HEC à Lausanne où j’ai étudié l’économie et droits.

 

Quand avez-vous commencez votre métier et quels souvenirs gardez-vous de votre métier ?

J’ai commencé la profession à 22 ans. Entre la fin de mes études et ce premier emploi, je suis parti vivre en Irlande comme cavalier. De retour, j’ai été engagé grâce à un ami Claude Messulam dans la Banque De Rothschild. Ce même ami est devenu par la suite directeur général de la banque.

J’aimais mon métier. La banque se trouvait dans un beau bâtiment classé au quartier des banques à Genève.

Pour me rendre sur mon lieu de travail, je prenais le train à la gare de Lausanne de 7h30. Mes journées de travail débutaient à 8h jusqu’à 17h. Je passais mes pauses de midi dans les restaurants alentours des banques.

Je travaillais à 100% et j’avais 4 semaines de vacances par années.

 

Wow vous avez travaillez pour le Baron de Rothschild ! Vous le connaissiez bien ? Comment l’appeliez-vous ?

Monsieur Le Baron Benjamin de Rothschild était quelqu’un de très bien. C’était une personne modeste. On le voyait peu, mais pour les quelques contacts que nous avions, je m’entendais bien avec. Comment je l’appelais ? Monsieur Le Baron, tout simplement.

 

Quelle partie de votre métier préfériez-vous ?

La gestion des fortunes des clients. Le métier n’a pas trop changé au fur et à mesure des années.

 

Quand avez-vous prit votre retraite ?

J’ai pris ma retraite à 65 ans, il y a eu un pot de départ dans la banque. J’étais content de prendre ma retraite et je n’ai pas poursuivi d’activité par la suite.

 

Merci pour votre temps Monsieur Bourquin.

Merci pour le chocolat !

La Fondation Clémence tient à remercier chaleureusement notre généreux donateur de chocolat qui a embelli la fête de Pâques et ravi les plus gourmands d’entre nous. Résidents et employés furent agréablement surpris par cette attention toute en saveur. 

Merci! 

Bon dimanche de Pâques

Pâques ce n’est pas qu’un bon prétexte pour manger du chocolat, c’est aussi un jour de partage.

Aujourd’hui c’est dans cet esprit que nous passerons la journée. Une journée de partage et d’échange au sein de la Fondation Clémence.

Belles fêtes de Pâques à vous !

** Spécial métier ** – Entretien avec Monsieur Henri Burgisser, 100 ans cette année

Entretien avec Monsieur Henri Burgisser sur son ancienne profession comme directeur dans un cabinet de vétérinaire à l’institut Galli Valerio.

 

Merci Monsieur Burgisser de m’accorder un peu de temps pour cette interview. Nous aimerions avoir quelques informations sur les anciennes professions des résidents. La première question est tout simplement : quelle était votre profession ?

Il n’y a pas de quoi. J’étais vétérinaire en tant que directeur.

 

Pourquoi avez-vous choisi cette profession et quelles étaient les parties du métier que vous avez préférez et celle qui vous plaisait le moins ?

J’ai choisi ce métier tout simplement parce que j’aimais les animaux. Tout me plaisait. Je me souviens que l’on faisait des autopsies presque tous les matins. Forcément ça me touchait quand les animaux décédaient.

 

Ça devait sûrement être un très beau métier. Est-ce que le métier de vétérinaire a changé au fur et à mesure des années ?

Oh terriblement ! Il a rejoint la médecine humaine, on fait exactement la même chose.

 

Et cela vous a déçu ?

Absolument pas au contraire !

 

Pourriez-vous m’expliquer une journée type ?

Le matin je me levais à 6 heures, j’allais à pied au travail qui était à 15 minutes de chez moi. Je prenais ma pause quand je voulais comme j’étais le directeur. En général je rentrais chez moi à midi pour dîner et je retournais au travail. Ma journée de travail se terminait à 17 heures.

 

Et vous aviez combien de semaine de vacances ?

J’avais 4 semaines de vacances dans l’année.

 

Oh ce n’était pas beaucoup !

Avant c’était le maximum que l’on pouvait avoir. Tout le personnel de l’institution en avait 4.

 

Au jour d’aujourd’hui 4 semaines de vacances c’est le minimum que l’on puisse avoir. La dernière question est : A quel âge avez-vous pris votre retraite ?

J’avais 65 ans.

 

Et avez-vous fait un pot de départ à cette occasion ?

Nous avons fait une petite réception à l’institution mais pas grand-chose.

 

Merci Monsieur Burgisser d’avoir répondu à mes questions.

Il n’y a pas de quoi merci à vous !

Pâques égaillé par de la générosité

Cette année, Pâques sera particulièrement gourmand !

En effet, nous avons reçu d’un grand distributeur un fabuleux don de plus de 250 œufs et lapin en chocolat que nous nous réjouissant d’offrir à nos résidents et collaborateurs durant ce weekend de Pâques.

Nous sommes profondément touchés et reconnaissants pour cet acte d’une grande générosité.

Cette pandémie aura au moins le mérite de souligner la force de notre société: la solidarité. Chaque jour, à la fondation Clémence, nous en avons la preuve.

Merci !  

** Spécial métier ** – Entretien avec Madame Edith Delorme, 95 ans

Entretien avec Madame Edith Delorme sur son activité professionnelle comme vendeuse à la Placette (ex.- Manor) puis gérante de la Laiterie à Couchirard 13

Merci d’accepter de répondre à mes questions Madame Delorme. Vous m’avez dit que vous aviez travaillé comme vendeuse à la Placette. Qu’est-ce qui a décidé votre choix ?

Avec plaisir. J’ai été engagé à la Placette grâce au bouche à oreille. J’avais 19 ans alors et j’étais à la recherche d’un travail. Ce sont mes copines qui m’ont encouragées à postuler là-bas.

J’ai débuté au rayon des costumes de bains. Par la suite, on pouvait m’attribuer à n’importe quel rayon, j’y allais de bon cœur et je ne rouspétais jamais (rires) !

Eh ben ! Il n’y avait vraiment aucun rayon qui vous déplaisait ?

J’aimais moins le rayon des chapeaux. Bien que Madame Crottaz, la responsable de l’étage était très gentille. D’ailleurs, elle faisait des voiles magnifiques ! Quant au responsable général Monsieur Ritner c’était également quelqu’un de charmant. Il était juste, comme par exemple pour les retours de marchandises. En plus de quoi, Il était jeune et beau garçon ! (rires). Je me souviens qu’il venait des Diablerets.

Mais alors pourquoi n’aimiez-vous pas le rayon des chapeaux ?

Les clientes étaient exigeantes. Ces dames venaient essayer et à chaque fois elles revenaient pour des retouches.

Je comprends mieux ! En effet, cela devait être pénible… Et les horaires, comment ça se passait ?

Je me rendais à pied au travail. Je passais par l’avenue de France, puis par la place Chaudron et finalement la rue de l’Ale. Mes journées débutaient à 7h30 et se terminaient à 19h avec une heure de pause à midi. Pour les vacances, c’était 3 semaines par année : 2 en été et 1 à Noël.

Ça fait peu de vacances comparé à aujourd’hui. Vous avez connu une période de chômage ?

Oui, enfin c’est moi qui ai choisi de quitter La Placette quand je me suis mariée.

À la mort de mon mari, j’ai dû reprendre une activité professionnelle. C’est à ce moment que j’ai pris la gestion de la laiterie-épicerie à chemin de Couchirard 13.

Quel courage ! Parlez-moi un peu plus de cette laiterie…

C’était une petite laiterie. J’y vendais un peu de tout… Même de la lessive ! J’y travaillais seule la semaine et avec l’aide de mes deux filles le samedi et le dimanche. Oui ! La laiterie était aussi ouverte  le dimanche, mais seulement de 10h à 12h : Pour ceux qui avaient oublié leur fondue (rires).

Je me levais à 5h et j’y étais jusqu’à 19h ! Le fromage c’était un paysan du coin qui me le fournissait, je ne me souviens plus de son nom. Pour le lait, c’était  l’union Agricole qui me le livrait. Je tenais des comptes journaliers, chaque soir je comptais ma caisse.

Vous n’avait jamais eu de vol ?

Jamais ! La laiterie tournait bien, j’avais beaucoup de clients. Enfin, jusqu’à l’arrivée de la Migros-Denner… Là les clients ont diminués.

Comment ça s’est passé à votre retraite ?

J’ai travaillé 10 ans à la laiterie. Jusqu’à mes 67 ans ! Puis une vendeuse de la COOP est venue me trouvé, elle souhaitait reprendre la gérance. J’ai accepté. Elle l’a tenu encore 10 ans puis la laiterie a fermé. Aujourd’hui c’est la carrosserie qui en a pris la place.

Merci pour tous ces souvenirs Madame Delorme.